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La Barbade – 27 Janvier 2025 – 03 Février 2025


Après douze jours en mer, nous atteignons enfin la Barbade. Luliwa jette l’ancre dans la baie de Bridgetown, sous un soleil éclatant. L’air est chaud, l’eau turquoise nous appelle déjà. Mais avant de se laisser aller aux plaisirs de la baignade, il y a des priorités : mise à l’eau de l’annexe, formalités administratives et, pour Sophie, un footing tant attendu sur la terre ferme.

Dès nos premiers pas en ville, Bridgetown nous dévoile son effervescence : une capitale vivante, entre authenticité caribéenne et modernité. Nous nous frayons un chemin entre les étals colorés, les échoppes de cuisine Bajan et les grands bâtiments coloniaux, tandis que des calypsos et des airs reggae résonnent à chaque coin de rue. Les locaux sont chaleureux, prompts à engager la conversation, toujours prêts à nous aider, notamment lors de nos démarches à l’immigration. Le contraste est frappant entre cette animation locale et les flots de touristes débarqués des immenses paquebots de croisière. Ils arpentent la ville en grappes organisées, avant de remonter à bord en fin de journée, laissant derrière eux un calme soudain.

Notre première soirée nous mène au Deputy, un bar de quartier typique, où l’ambiance est aussi décontractée qu’authentique. La bière locale y coule à flot, et la musique live donne une âme à l’endroit. Puis direction le Savy on the Beach, un food court en plein air où l’on déguste du Mahi-Mahi grillé, les pieds dans le sable, bercés par la rumeur de l’océan. Ce premier aperçu de la Barbade correspond exactement à ce que nous imaginions : une île rythmée par la musique, les couleurs et la chaleur des Caraïbes.



Les jours suivants sont un mélange de découverte et de logistique. Il faut refaire le plein d’eau, réparer la pompe de cale, faire des courses… Ce dernier point s’avère plus complexe que prévu. Trouver du soda ? Aucun problème ! Mais des yaourts nature ? Mission impossible. Les rayons regorgent de produits capillaires, mais l’offre en produits frais est plus limitée. Côté navigation, nous trouvons un joli mouillage à quelques encablures de Bridgetown, face à une petite plage cachée par la végétation. L’endroit est idyllique : eau translucide à 28°C, sable blanc et une ambiance paisible loin de l’agitation du port.

Chaque journée apporte son lot d’expériences et de rencontres. Nous partageons des sessions de foil tracté, explorons la plage et profitons de moments suspendus sous le soleil caribéen. L’une des découvertes les plus marquantes est le mancenillier, un arbre magnifique mais toxique, qui pousse sur les plages de l’île. Ses fruits sont dangereux, et sa sève peut provoquer de sévères brûlures. Pourtant, il fournit l’ombre idéale sous laquelle se nichent des restaurants comme La Cabane, un petit bijou au bord de l’eau où nous apprécions une cuisine métissée franco-barbadienne. Ce lieu devient notre repaire, idéal pour nos sessions d’acroyoga sur la plage, qui attirent la curiosité des passants.



Le 3 février marque un tournant : Aude et Thierry nous quittent pour rentrer en France. Leur départ est émouvant, après ces semaines passées ensemble en mer. Mais Luliwa accueille un nouveau membre d’équipage : Gab, fraîchement débarqué pour un intersemestre bien placé. À peine le temps de lui faire découvrir la ville et d’effectuer les formalités de clearance que nous levons l’ancre pour Canouan. Une navigation de nuit nous attend, bien plus courte que la transatlantique, mais qui annonce déjà d’autres paysages de rêve à venir. La Barbade nous laisse une impression contrastée : un mélange de vie locale vibrante et de tourisme de masse, d’authenticité et de modernité. Une escale précieuse, entre rires, découvertes et soleil brûlant.



 
 
 

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