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Le Cap Vert – Tramplin pour la Transat : 03 – 14 Janvier 2025

Traversée vers le Cap-Vert – 02 et 03 janvier 2025

Départ du Sine Saloum

Nous quittons les eaux sénégalaises tôt le matin, en passant les bancs de sable du Saloum. La sortie est technique : cartes approximatives et hauts-fonds imposent prudence et concentration. À 10 heures, nous hissons la grand-voile avec un ris et déroulons le génois. Très vite, un vent travers favorable nous propulse entre 8 et 10 nœuds. La houle se montre capricieuse, parfois haute et serrée, mais le soleil brille, et l’équipage s’active.

Titouan, optimiste, met les lignes à l’eau dès le départ, espérant décrocher un beau thon. Malheureusement, une prise prometteuse s’échappe, laissant le pêcheur frustré. Poisson 1 - Titouan 0.

Première soirée en mer

Le coucher de soleil nous offre un moment magique : un immense banc de dauphins, une vingtaine environ, danse entre les coques de Luliwa. Leur visite ravit l’équipage, malgré une mer de plus en plus désordonnée.

La nuit s’installe, rythmée par les quarts. Le vent reste stable, autour de 15-20 nœuds, et nous maintenons une belle vitesse. La houle nous secoue, compliquant un peu le sommeil et la préparation des repas, mais le moral reste bon.

Deuxième journée en mer

La journée du 3 janvier commence sous un soleil éclatant, accompagné de fortes chaleurs tropicales. Nous continuons de filer à vive allure, entre 8 et 10 nœuds. Jeux, musique et collations rythment les heures, tandis que la pêche reste infructueuse, malgré deux nouvelles touches. Titouan, toujours persévérant, réutilise même les poissons volants retrouvés sur le pont comme appâts, sans succès.

Le soir venu, le contraste thermique se fait sentir : la chaleur du jour laisse place à une nuit froide. Les quarts sont mieux organisés que la veille, chacun prenant deux heures de veille à tour de rôle.

Visiteurs inattendus et arrivée au Cap-Vert

Dans la nuit, une drôle d’invasion anime Luliwa : des poissons volants se jettent littéralement sur le pont. L’un d’eux atterrit même dans les bras de Garance, provoquant un mélange d’hilarité et de surprise. Au matin, une dizaine de ces visiteurs imprévus sont retrouvés sur le pont et dans l’annexe.

Enfin, après deux jours et cinq heures de navigation, nous apercevons l’île de Sal, au Cap-Vert, à environ 30 miles nautiques. Fatigués mais ravis, nous amarrons Luliwa, prêts à découvrir ce nouvel archipel.

Résumé technique

  • Distance parcourue : 400 miles nautiques

  • Temps de navigation : 2 jours et 5 heures

  • Vitesse moyenne : 9 nœuds

  • Événements marquants : Rencontre avec des dauphins, invasion de poissons volants, houle mouvementée



Palmeira, Sal – Cap-Vert – 04 et 05 Janvier 2025

Bom Dia Sal !Nous accostons à Sal, une île plate et modeste, marquée par un contraste saisissant avec le Sénégal que nous venons de quitter. La baie de Palmeira nous accueille avec ses eaux cristallines et turquoise, où nous prenons une bouée pour mouiller. L’idée d’une douche après notre traversée nous fait rêver, et l’excitation de découvrir un nouveau pays se fait sentir.

Dès notre arrivée, direction la terre pour effectuer les formalités d’entrée dans le pays. Les rues de Palmeira, bien que peu animées, sont colorées et pleines de charme. Le petit port de pêche attire notre attention avec ses poissonniers affairés. En annexe, nous accompagnons d’autres navigateurs français venus de Dakar sans annexe, et partageons nos expériences respectives.

La procédure administrative semble simple, mais nécessite de revenir le lendemain pour tamponner les passeports. En attendant, nous achetons une carte SIM pour retrouver un peu de connexion et profitons d’un verre en terrasse, tout en découvrant que nous avons perdu une heure au cadran !

De retour sur Luliwa, une baignade dans cette eau limpide est un vrai plaisir, suivie d’une douche bien méritée. Nous nous lançons ensuite dans une grande session de nettoyage, débarrassant le bateau de la poussière sénégalaise accumulée. La journée se termine par une plongée masque et tuba pour explorer les fonds marins, avant un repos bien mérité.

Départ pour Boa Vista

Le lendemain, après une tentative infructueuse de tamponner nos passeports, nous devons patienter à nouveau avant d’obtenir enfin le feu vert pour partir. Les papiers en règle, nous levons l’ancre en direction de Boa Vista, l’île voisine. Le vent est de notre côté, et nous filons entre 8 et 10 nœuds, portés par une houle plus calme que prévue.

Sur le chemin, les lignes de pêche sont mises à l’eau et, enfin, une belle prise récompense les efforts de Titouan : une magnifique daurade coryphène, aux reflets bleu et or. La joie de ce succès illumine le visage du pêcheur, et nous savons déjà ce que nous dégusterons ce soir !



Nous atteignons Boa Vista juste avant le coucher du soleil. Les derniers rayons éclairent la baie alors que nous mouillons l’ancre, impatients de découvrir les trésors de cette nouvelle île. Les eaux cristallines nous invitent à l’exploration, promettant des journées riches en découvertes sous-marines et en moments de quiétude.

Sal Rei, Boa Vista - Cap Vert (06 - 09 janvier 2025)

Après une arrivée en douceur à Boa Vista, nous découvrons les promesses de cette île dont le nom signifie "Bonne Vie". Dès le matin, la plage dorée et l’eau turquoise du mouillage de Sal Rei nous offrent un cadre de rêve pour une journée bien remplie.

Pauline, Titouan et Garance démarrent par une session de snorkelling autour de l’îlot voisin. Malgré une houle qui agite un peu les fonds, ils explorent les coraux et rencontrent une variété de poissons colorés, ainsi que des étoiles de mer fascinantes. Titouan attrape même un beau poisson-perroquet, qu'il offrira à des voisins allemands ancrés non loin.

Pendant ce temps, Le capitaine ressort sa planche et son aile pour une session de kitesurf. Le vent constant de Boa Vista est idéal, et il peut enfin profiter de cette discipline qu’il n’avait pas pratiquée depuis les Canaries. Sophie, de son côté, reprend ses habitudes sportives avec un footing le long de la plage, profitant de l’espace dégagé et des paysages magnifiques.



Le reste de la journée est marqué par des moments de convivialité et de surprises. Garance et les "kids" préparent un gâteau au chocolat pour célébrer l’anniversaire de Sophie. Le secret ne tiendra pas bien longtemps à cause des effluves irrésistibles de chocolat fondu qui envahissent le bateau. Après un goûter festif, toute l’équipe part à terre pour visiter Sal Rei, une petite ville aux rues calmes et colorées. Bien que peu animée, elle dégage une atmosphère détendue, fidèle à la devise capverdienne : "No Stress".

La journée se termine par un moment magique. Assis dans une paillote au bord de l’eau, nous admirons le coucher de soleil qui embrase l’horizon. De retour à bord, nous dégustons un dîner festif pour souhaiter un joyeux anniversaire à Sophie, entourée de toute l’équipe.


Un jour parfait à Boa Vista, où les plaisirs simples et les aventures nautiques se mêlent à merveille. Nous avons hâte de découvrir davantage cette île et ses merveilles dans les jours à venir.


Mindelo, Sao Vicente, Cap Vert (11 et 12 Janvier 2025)

L’ambiance capverdienne tant imaginée se dévoile enfin à Mindelo, sur l’île de Sao Vicente. Après une courte traversée entre Sal et Sao Vicente, Luliwa s’installe à la marina de Mindelo pour une escale de quelques jours avant de se lancer dans la transatlantique.

La ville nous accueille avec ses couleurs vives, ses rues animées et son atmosphère musicale. Tandis que le capitaine s’occupe des formalités administratives, Sophie part en reconnaissance et découvre rapidement le marché coloré, une laverie bien pratique, et même un bar musical qui promet de belles soirées. Ce footing matinal s’avère productif pour repérer les essentiels, et tout l’équipage se sent vite à l’aise dans cet environnement chaleureux.

Le soir, nous partons tous ensemble au Metalo, un restaurant-concert réputé. La soirée débute avec des plats savoureux accompagnés de musique acoustique locale. Progressivement, les mélodies envoûtantes cèdent place à une ambiance enflammée : une chanteuse charismatique entraîne la salle entière dans une danse endiablée. C’est un moment magique, rythmé par des voix puissantes et des accords mêlant traditions capverdiennes et inspirations internationales. Nous esquissons quelques pas de danse, heureux de partager cet instant suspendu.

La navigation jusqu’à Sao Vicente a été marquée par des contrastes. La première partie de la traversée s’est déroulée à bonne allure, avant que le vent ne tombe aux abords de Sao Nicolau, nous forçant à allumer les moteurs. Malgré nos efforts, la pêche n’a pas été fructueuse : un gros poisson, peut-être un barracuda, a emporté notre précieux Rapala japonais. Titouan est frustré mais prend note pour les prochaines sessions de pêche : un bas de ligne en acier sera indispensable.

Nous profitons des commodités de la marina : douches chaudes, lessive et tranquillité pour avancer sur les préparatifs avant le grand départ. Tandis que le bateau est remis en ordre, la ville de Mindelo dévoile ses trésors. Ses maisons coloniales aux teintes pastel et son ambiance authentique contrastent avec les lieux plus touristiques rencontrés jusqu’ici.

Dès demain, les derniers préparatifs s’intensifieront : ravitaillement, bricolages et organisation en vue de la transatlantique. Et bientôt, nous serons rejoints par nos amis Aude, Thierry et Yann, prêts à embarquer pour partager cette grande aventure. En attendant, l’escale à Mindelo nous ressource et nous donne un avant-goût des réjouissances à venir.



Dernier jour au Cap Vert (13 Janvier 2025)

Pour cette dernière journée à Mindelo, l’équipage se consacre à savourer les derniers instants sur cette terre chaleureuse.

Le 14 janvier marque un jour férié au Cap-Vert : la journée de la démocratie, célébrant l’indépendance acquise le 5 juillet 1975. En ce jour spécial, nous faisons une escapade à la Praia Grande, une plage somptueuse où de grandes vagues viennent s’écraser sur le sable doré. Le panorama offert par la route qui y mène est à couper le souffle, et nous profitons de cette sortie pour nous baigner, même si la houle imposante nous invite à la prudence. L’eau est fraîche et revigorante, un plaisir simple mais essentiel avant les longues journées en mer.

De retour à Mindelo, c’est l’effervescence à bord. Yann, Thierry et Aude, nos compagnons de transatlantique, nous rejoignent enfin, apportant avec eux des cadeaux qui font chaud au cœur. Ensemble, nous terminons les derniers préparatifs : remplissage des réservoirs d’eau, avitaillement en produits frais et stockage des denrées non périssables. Un régime de bananes trône désormais fièrement dans la cuisine, promettant des encas vitaminés pour les jours à venir.

Tandis que Sophie profite d’un footing matinal, histoire de se dégourdir les jambes avant la traversée, l’équipage s’affaire à organiser les espaces de vie et de rangement. Un dernier moment de convivialité se déroule à la marina, où nous partageons un en-cas rapide avant de lever l’ancre.

C’est avec une pointe d’excitation mêlée d’appréhension que nous larguons les amarres. La transatlantique nous attend, avec son lot d’aventures et d’imprévus. Cap sur l’inconnu, mais le cœur léger et l’esprit tourné vers les horizons lointains.



 
 
 

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